Hommage à Carlo MOiSO

« Tu ne peux pas être mieux de ce que tu es, mais tu peux décider d’être au mieux de ce que tu es » 

Par Olga Chiappini en hommage à Carlo Moïso, psychologue, médecin et psychothérapeute italien, le premier analyste transactionnel à avoir introduit en Italie la démarche fondée par Eric Berne.
« Le temps est venu d’écrire, non pas pour me dire, pour remercier …
Avec respect, gratitude et amour : les trois mots qui ornaient sa couronne de fleurs.
Dove sei, anima sua ?
Athée ? Mécréant parfois, pour s’amuser un peu, et toujours respectueux. Nous sommes entourés de mystère disait-il…
Ces quelques lignes se veulent comme un hommage à Carlo, qui m’a tant donné et qui est toujours ici, se reposant au creux de mon cœur.
Finalement, je ne souhaite pas reprendre tout ce qu’il nous a dit, je désire plutôt partager ce qui reste vivant en moi, qui résonne et contribue à faire de moi celle dont il aurait été fier. « Olga, tu ne peux pas être mieux de ce que tu es, mais tu peux décider d’être au mieux de ce que tu es », me disait-il.
Et alors, si je veux commencer par le commencement, il va falloir que je prenne le temps de comprendre ce que je suis, ce que chacun de nous est, unique dans son être profond, si différent et si proche de moi.
« Chaque enfant vient au monde avec des besoins fondamentaux, des caractéristiques individuelles et avec ses cieux … »

Voilà presque vingt ans que j’ai entrepris ce chemin au plus profond de mon être pour être enfin, le plus pleinement possible, celle que je suis. « Être, y être, devenir », voici les trois besoins fondamentaux, dont la satisfaction est essentielle au bien-être psychique de chaque individu.
Et pourtant, combien de personnes ont sacrifié leur existence pour continuer à faire partie de … (une famille, un clan, un groupe …), qui les aurait rejetés s’ils avaient voulu affirmer leur spécificité ?

Comment accepter de s’ « individuer » si cela implique l’exclusion ?
Et combien ont préféré être soi, et pour cela faire ont accepté de se déraciner, de s’éloigner du milieu qui niait toute différence et qui empêchait tout devenir, autre que celui tracé par les anciens ?

Dans les deux cas que de souffrances, de manques, de solitudes… Pero’, sempre, la speranza ! »

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